La Madone de Notre-Dame (Prix Points)

Après le 15 août, c’est bien connu, les grandes vacances commencent à sentir le sapin. Et la Madone de Notre Dame nous plonge dans l’ambiance d’un Paris fin d’août. Plus précisément le 15. Le jour de l’Assomption, le jour où la Vierge Marie se fête. Et dans la cathédrale de Notre dame, le moins qu’on puisse dire c’est que l’événement est colossal. : Une procession avec plus de 10 mille personnes, entre l’île St Louis et la Cité où fidèles et touristes mêlés suivent la statue en argent de la Vierge.

Aussi lorsqu’au lendemain de la procession, on retrouve une jeune femme vêtue de blanc sur le carreau, pas de doute ça fait tâche dans un des décors religieux et touristique les plus visités.

D’autant plus que la victime est jeune, vêtue de blanc, belle à faire se damner un saint et qu’elle s’est fait remarquer ce fameux 15 août.

 

Si l’intrigue est classique (trouver l’identité de la victime, le mobile et le tueur), La Madone de Notre Dame est un polar agréable à lire. Le style est tour à tour rythmé ou descriptif. Esquissant un clin d’œil à Victor Hugo, mais aussi au Nom de la rose ou au Frère Cadfael. Ainsi dans une ambiance digne d’un Caravage, Bien et Mal, Moralité et Justice sont questionnés, notamment à travers les héros.

Par petites touches, l’auteur fait le portrait physique et psychologique de ces personnages principaux :

Claire Kauffmann, la substitut froide comme un glaçon dans sa jupe crayon, sexy en diable mais dont un traumatisme de jeunesse complique ses relations amicales et affectives, tout en renforçant sa recherche de justice.

Le père Kern, rongé par l’arthrose et par la mort de son frère aîné, se pose en homme d’église malmené dans ses convictions, ses combats intérieurs.

Du commandant Landard et du lieutenant Gombrowicz, duo de flics, où l’un est plus bourru et l’autre plus subtil, on n’apprend pas grand-chose mis à part les rapports hiérarchiques et internes. Mais nul doute qu’ils prendront plus d’ampleur dans les tomes à venir.

En CC : Un tome d’introduction, agréable et qui donne envie de suivre les personnages principaux dans d’autres enquêtes.

 

 

Merci aux éditions Points

Alexis Ragougneau: La madone de Notre -Dame, 6 €90

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