Nous les menteurs

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La famille Sinclair est une famille parfaite, riche et belle, qui possède 4 villas sur une île privée, au large du Cap Cod. Cadence, Mirren, Johnny et Gat y passent leur été.  Gat, Johnny, Mirren et Cadence sont des menteurs.  Sous le clinquant des apparences, il y a des secrets…

L’aventure avec un livre, commence pour moi, dès la couverture. Et celle de Nous les menteurs annonce la couleur:

3 jeunes s’amusent dans l’eau, le soleil illumine, en arrière plan, un paysage. C’est l’été.

  • C’est bien une histoire de vacances qui va nous être racontée par Emily Lockhart. Mais cela va bien au delà de la traditionnelle  amourette douce-amère. C’est pourquoi après avoir refermé le roman, encore imprégné de l’histoire, des phrases anodines font échos, résonnent et sonnent différemment. Et cette couverture « souvenir de vacances », elle aussi prend un tout autre sens…
  • Résumé de l’éditeur: Une famille belle et distinguée. L’été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l’amitié indéfectible, les Menteurs. Un accident. Un secret. La vérité ».

  • Dès la première page, le style d’Emily Lockhart crée une rupture. Les phrases sont hachées, sèches. Elles vont droit au but. Sans fioritures, sans chichis. À l’image de Cadence, notre narratrice, qui se déleste, se décharge de tous ses biens matériels, alors qu’elle est dans une famille où les richesses s’entassent.
  • Les adultes de la famille- ma mère, mes tantes, grand-père- sont obsédés par l’idée d’accumulation. Celui ou celle qui meurt avec le plus d’objets autour de lui a gagné. Gagné quoi? J’aimerais bien le savoir

  • C’est une histoire qui résonne longtemps après la dernière ligne. Une histoire où pendant quelques jours, les personnes sont en nous. Une histoire aussi douce et cruelle que les contes qui préviennent que la vie n’est pas parfaite…
  • Nous les menteurs, est un très beau roman, subtil, délicat, poignant. Un roman qui pique, qui gratte comme les grains de sable collés sur la peau. C’est beau, c’est confortable et en même temps ça dérange.

Nous les menteurs, d’e. Lockhart, éditions Gallimard Jeunesse, 2015, 14€50

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